La maison d’Arjaan De Feyter, parfait exemple d’architecture moderne

Arjaan De Feyter, architecte d’intérieur, et son épouse ont eu le coup de foudre pour cette résidence-loft aux allures modernes datant de 1969, située dans la Campine anversoise en Belgique. Restaurer les plans originaux et répondre aux défis techniques et énergétiques d’aujourd’hui n’a, toutefois, pas été une mince affaire. Voici comment ils ont rendu à cette œuvre d’architecture moderne toute sa splendeur.

Une architecture moderne dans la Campine anversoise

En 1969, l’architecte Herman Andriessen construit une villa de campagne pour sa famille : c’est la première résidence-loft de Belgique. Andriessen conçoit cette habitation selon un plan étonnamment simple et novateur, qui rappelait la célèbre Villa Savoye de Le Corbusier ou les Case Study Houses des modernistes américains. Malheureusement, l’architecte est mort un an après la livraison et les propriétaires suivants ont rénové la maison jusqu’à la rendre méconnaissable. Le rez-de-chaussée, à l’origine entièrement ouvert, a été entièrement cloisonné.

Le retour de l’architecture moderne

Il y a environ 10 ans, l’architecte d'intérieur Arjaan De Feyter et son épouse ont « découvert » ce trésor caché. Ils ont acheté la maison et l’ont rénovée en tâchant de respecter au mieux les plans originaux d’Andriessen. Dans son concept, De Feyter a accordé une attention toute particulière aux dimensions, à l’alignement et aux proportions des différents éléments. Le couple a aménagé l’étage selon la disposition d’Andriessen. Ils ont aussi rouvert le rez-de-chaussée. De Feyter l’a, toutefois, subtilement agrandi pour y ajouter un cabinet de travail. Grâce aux parois de verre aux profilés pratiquement invisibles, l’impact en est très limité. Le résultat ? Un magnifique bureau transparent avec une vue presque entièrement dégagée sur le jardin.

Défis techniques

Le projet a généré son lot de difficultés. L’habitation originale ne tenait, par exemple, absolument pas compte des performances énergétiques : le squelette en métal et les parois de verre entraînaient forcément des ponts thermiques. Afin d’atteindre des valeurs énergétiques acceptables, une résine bicomposante a été appliquée sur les poutres et les colonnes, puis ces dernières ont été emballées dans une couche amorphe de polymère. Selon l’Institut architectural flamand (Vlaams Architectuurinstituut), qui a présenté la rénovation dans le prestigieux Jaarboek Architectuur Vlaanderen van 2008, la résidence a ainsi « irrémédiablement perdu une partie du charme brut des plans initiaux d’Andriessens », mais « répond désormais parfaitement aux normes de confort habituelles, tout en conservant l’esprit de l’habitation d’origine ». La toiture a également posé problème. « Aucun pare-vapeur n’avait été installé et l’isolation avait été mal réalisée », explique l’architecte. Nous avons trouvé une solution en posant une couche isolante PUR de 8 cm sur la plateforme, avec par-dessus une sous-couche et une couche finale d'étanchéité, le Derbigum SP FR comme couche étanche. » En tant qu’architecte d’intérieur, Arjaan n’était pas à l’aise dans le domaine, c’est pourquoi il a immédiatement opté pour le meilleur choix sur le marché. Il s’est fait conseiller par le couvreur Flebus, de Lier. « Ensemble, nous avons abordé les options possibles et Derbigum proposait le meilleur prix. Concrètement, nous avons utilisé Derbigum SP FR parce que cette étanchéité possède une haute résistance mécanique et et contre les aux UV, ce qui garantit une longue durée de vie à ma toiture. »
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