L'histoire du toit et de la toiture, ou comment tout a commencé ...

Avoir un toit au-dessus de sa tête est considéré, depuis toujours, comme l’un des besoins élémentaires de l’Homme. De nos jours, nos toits et toitures sont bien plus que ça, ce sont de véritables prouesses technologiques. Pourtant, tout a commencé le plus simplement possible il y a 40 000 ans avec des peaux d’animaux. Pour en savoir plus sur la protection de nos foyers, lisez vite la suite de cet article !

Les premiers revêtements de toitures

La plus ancienne toiture retrouvée est une peau de mammouth de plus de 40 000 ans, qui recouvrait une hutte dans la froide Sibérie. Outre les peaux de bêtes, les hommes préhistoriques utilisaient également des matériaux naturels comme le bois, les écorces d’arbres, le chaume et la paille. Les systèmes pour rendre les toitures étanches sont devenus progressivement plus complexes et plus efficaces. Les civilisations du Proche et du Moyen-Orient, par exemple, tissaient les branches ou les tiges de chaume et les calfeutraient, ensuite, avec un mélange d’argile ou de plâtre.

Il était une fois la tuile…

Les Romains étaient de fantastiques ingénieurs. Ils savaient non seulement naviguer d’une région à l’autre, mais aussi améliorer, de manière considérable, les habitations. Ils ont, notamment, développé la technique de la fabrication des briques, des ardoises et des tuiles. Après la chute de l’Empire romain, ces matériaux de construction sont tombés en désuétude pendant longtemps ; sans doute parce qu’ils devaient être cuits en grande quantité dans des fours et nécessitaient beaucoup d’organisation.

Au Moyen Âge, les briques et les tuiles ont fait leur réapparition en Europe. Les incendies destructeurs étaient très fréquents à cette époque et les toits de l’époque, en bois ou en paille, augmentaient ce risque. Au XIIème siècle, le roi Jean d’Angleterre a même interdit l’utilisation de toits en chaume à Londres et des écrits similaires, datant du XIIIème siècle, ont été retrouvés aux Pays-Bas. Dans des villes comme Bruges et Gand, les briques et les ardoises dominaient le paysage.

Vers 1500, sont apparues les tuiles ondulées en Flandre et en Hollande. Boom (près d’Anvers, en Belgique) a, d’ailleurs, été le plus grand centre de production flamand de tuiles ondulées jusqu’au XIXème siècle, début de la fabrication industrielle.

Toi, toi, mon toit (plat)

Dès les premières sédentarisations des peuples, en Anatolie, il y a 8000 ans, ou dans la vallée de l’Indus il y a 4000 ans, les maisons ont été construites avec un toit plat. Dans nos contrées, ce phénomène se manifeste assez tardivement. Les toitures plates étaient plutôt rares en Europe au Moyen Âge, même si l’on construisait souvent les grandes bâtisses (comme les clochers ou les forteresses) avec un toit plat.

La percée des toitures plates dans l’architecture européenne remonte à l’époque baroque. Les palais de forme allongée étaient construits avec des toits légèrement inclinés en plomb ou en cuivre ; ceux-ci étaient entièrement dissimulés par des corniches ou des balustrades.

Ce n’est que plus tard, au XVIIIème siècle, que les hommes ont eu recours, pour la toute première fois en Europe, au bitume, un dérivé du pétrole pourtant connu depuis longtemps au Moyen-Orient. Le goudron, dont l’approvisionnement était plus facile, a été, également, employé pour rendre les toitures étanches. Durant la seconde moitié du XIXème siècle en Europe et aux États-Unis, à l’époque de la révolution industrielle, divers essais avec des membranes d’étanchéité bitumineuses sur les toits d’usine et dans les citernes ont eu lieu. Le bitume s’est, alors, révélé parfaitement étanche à l’eau.

Vous l’avez compris, l’étanchéité pour toiture existe depuis presque 200 ans déjà ! Elle a, certes, beaucoup évolué. Auparavant, les hommes posaient plusieurs membranes les unes sur les autres et rendaient la toiture étanche avec du bitume liquide versé à chaud ; la colle à froid date de 1942. L’armature feutrée a, entre-temps, été remplacée par une double armature en voile de verre ou/et en polyester.

À l’heure actuelle, même la composition du bitume a changé, grâce à l’addition de polymères. Dans les années 60 et 70, la qualité intrinsèque du bitume, considéré comme le meilleur revêtement pour les routes, ainsi que les crises énergétiques, a contribué à son essor sur le marché de l’étanchéité. De nombreuses entreprises ont développé la production de membranes d’étanchéité synthétiques, comme le PVC et l’EPDM. Même si tous ces matériaux ont dû faire face – au début, pendant 15 ans – à toutes sortes de difficultés, le bitume a réussi à se défaire de cette mauvaise image. Quant aux membranes d’étanchéité bitumineuses, des polymères APP ou SBS ont été ajoutés afin de proposer un produit de meilleure qualité que le bitume traditionnel. Grâce à cette innovation, les membranes d’étanchéité bitumineuses combinent, désormais, les meilleures caractéristiques du bitume à la flexibilité et à la facilité d’utilisation des matériaux synthétiques : le meilleur des deux mondes.

Derbigum, depuis 1932

La société belge Derbigum, connue en Belgique aussi sous son ancien nom Imperbel,  est active depuis 1932 dans le secteur de l’étanchéité des toitures. C’est en 1973 que naît Derbigum, une membrane bitumineuse innovante et d’excellente qualité. Derbigum a révolutionné l’histoire des toits et toitures et reste, à ce jour, le summum de l’étanchéité.

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